mardi 13 mai 2008

plafond / torchon / bourgeon/ seule / photo / hurlements

« Passe-moi le torchon », dit-elle sans regarder dans sa direction. Elle renferma sa main sur le tissu moelleux et essuya le liquide qui dégoulinait, puis se frotta le front pour enlever la sueur.
« Bon, ça devrait aller maintenant. »
Elle soupira, fatiguée, et se laissa tomber sur un fauteuil. A côté de sa tête se trouvait une photo sépia de lui, très réussie, qu’elle adorait regarder longuement quand elle était seule et une vase pleine de branches de jasmin, encore à moitié couvertes de bourgeons. Leur parfum envahissait la pièce et couvraient les souvenirs de ce que s’y était passé.
L’autre l’imita, s’allongeant sur l’autre fauteuil, les yeux au plafond, à côté de la fenêtre ouverte, par où la douce lumière s’infiltrait dans la pièce et se mêlait au parfum du jasmin.
« Je suis contente que tout ça soit enfin fini », dit-elle en lui souriant.
« Tu crois que c’est vraiment fini, toi ? »
« Oui. Enfin, j’espère. Bon, je crois qu’on peut partir maintenant. » Elle se leva et sortit de la pièce. L’autre le suivit.
Quelques minutes plus tard, on entendit des hurlements.

vendredi 2 mai 2008

inspiration spontanée

Un petit poème


Des gouttes sur ma feuille
Le ciel est bleu et le soleil rayonne
Mes larmes effacent ce deuil
Ces mots qui m'abandonnent
C'est écrit bleu sur blanc
Les nuages glissent sur le ciel
Comme mes pensées vers mon amant
N'était-ce qu'artificiel
Le mot froissé dans mes mains
le vent qui emporte tout
Son amour s'est éteint
Notre histoire devient floue

jeudi 1 mai 2008

Tes mots et les miens

Tes mots : plafond / torchon / bourgeon
Mes mots : seule / photo / hurlements


Les yeux rivés au plafond, elle se motivait mentalement à sortir de son lit, d'une main elle éteignit le réveil qui s'était remis à sonner. Elle bascula ses jambes sur le coté et enfila ses chaussons, une fois debout elle prit sa robe de chambre accroché derrière la porte de sa chambre et rejoigna le rez de chaussée. Elle commença par la cuisine, elle prépara un pot au feu et une tarte aux pommes. Pendant que celle ci était au four elle rangea la maison. Avant de passer le balai il fallait faire les poussières. Elle commença par l'étage pour finir par le rez de chaussée en n'oubliant pas dans l'intervalle de sortir la tarte du four et de la couvrir d'un torchon. En faisant les poussières elle tomba sur la photo de son mari, comme il était beau et comme il lui manquait depuis qu'il était mort. Elle voulait passer au cimetière avant d'accueillir ses invités, il fallait se dépêcher. Elle prit une douche et enfila robe et escarpins noirs. Arrivée au cimetière, elle vit qu'elle n'était pas seule, d'autres familles étaient là. Elle déposa son bouquet de fleurs encore en bourgeon sur la tombe de son mari. Elle le mit dans un pot remplit d'eau, elles s'épanouiraient à ses côtés.
A peine se fut elle changer dans des tons plus pastels, elle entendit les hurlements excités des enfants dans le séjour. « Mamie, mamie » criaient-ils avec enthousiasme. C'était aujourd'hui la fête des pères et toute la famille se retrouvait pour commémorer leur fils, père, frère et mari.