« Passe-moi le torchon », dit-elle sans regarder dans sa direction. Elle renferma sa main sur le tissu moelleux et essuya le liquide qui dégoulinait, puis se frotta le front pour enlever la sueur.
« Bon, ça devrait aller maintenant. »
Elle soupira, fatiguée, et se laissa tomber sur un fauteuil. A côté de sa tête se trouvait une photo sépia de lui, très réussie, qu’elle adorait regarder longuement quand elle était seule et une vase pleine de branches de jasmin, encore à moitié couvertes de bourgeons. Leur parfum envahissait la pièce et couvraient les souvenirs de ce que s’y était passé.
L’autre l’imita, s’allongeant sur l’autre fauteuil, les yeux au plafond, à côté de la fenêtre ouverte, par où la douce lumière s’infiltrait dans la pièce et se mêlait au parfum du jasmin.
« Je suis contente que tout ça soit enfin fini », dit-elle en lui souriant.
« Tu crois que c’est vraiment fini, toi ? »
« Oui. Enfin, j’espère. Bon, je crois qu’on peut partir maintenant. » Elle se leva et sortit de la pièce. L’autre le suivit.
Quelques minutes plus tard, on entendit des hurlements.
mardi 13 mai 2008
plafond / torchon / bourgeon/ seule / photo / hurlements
Publié par
Fleurbleue
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23:29
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