Elle se regarda dans le miroir et sa pâleur d'ivoire lui déplut profondément. Elle essaya de mettre un peu de fard rose sur ses joues, mais c’était pire, on aurait dit une poupée de cire. Agacée, elle se démaquilla et se dit que, finalement, peu importait si elle était jolie ou non, c’était pas ça qui allait changer les choses.
Elle se demanda si ça valait le coup de laisser un mot avant de passer à l’acte, si quelqu’un serait intéressé par ce qu’il lui arriverait. Après quelques minutes de réflexion, elle s’assit à la table et écrit un court billet, au cas où, puis elle se mit au travail. Elle chercha la corde dans sa cachette, puis, pendant qu’elle faisait les préparations nécessaires, quelqu’un l’appela de dehors.
Elle ouvrit la fenêtre et se pencha pour voir qui c’était. Un de ses camarades voulait qu’elle lui rende sa balle de tennis qui s’était coincé juste sous son rebord, entre les branches solides de la lierre qui couvrait tout le mur. Elle attrapa la balle et la lança vers le jeune garçon, dont la joie de vivre l’avait transformé dans son meilleur ami, puis elle revint dans la chambre pour finir ce qu’elle avait en tête.
vendredi 25 juillet 2008
ivoire, lierre, joie, mot, mirroir, travail
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Fleurbleue
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dimanche 20 juillet 2008
les 6 mots ivoire / lierre / joie / mot / mirroir / travail
Macy se préparait à sortir, si elle retrouvait le chemin. Elle venait de passer une nuit torride avec un parfait inconnu.
En imaginant l'air outré de sa mère si celle-ci venait à être au courant de l'affaire, elle pouffa. Elle mit sa main devant sa bouche, elle ne voulait pas réveiller son étalon. Bien que la nuit fut plus qu' agréable, elle préférait en rester là.
Avant de sortir, elle jeta un œil dans le miroir de l'entrée, elle prit son bâton de rouges à lèvres pour se redessiner les lèvres et ne put s'empêcher d'écrire un mot sur le miroir.
Arrivée chez elle, elle se sentit lasse. La meilleure manière de se réveiller était un bon café. Elle se dirigea donc vers la cuisine et mit en marche la cafetière posée sur le plan de travail. Elle alla prendre un douche en attendant. Elle se rappela des caresses de la nuit et ressentit un frisson de plaisir la parcourir.
Son café était prêt, elle alla se caler dans un fauteuil et vit sur la petite table le clignotant rouge du téléphone.
« Ma chérie, tu es là? Il est tard et tu es sortie, mmm un petit ami » disait la voix de sa mère avec une expression de joie non dissimulée. Elle sera bien déçue se dit Macy, elle n'aura aucun élément.
Elle se leva et alla dans son jardin, le lierre commençait a envahir la maison, il lui faudrait appeler un jardinier. La peinture couleur ivoire ne cessait de s'écailler. Que de travaux et de dépenses en perspective pensa t-elle.
Après tout peut être qu'un homme à la maison serait un moindre mal, s'esclaffa t-elle. Elle envoya un sms au bel étalon, « mais comment diable s'appelle t-il? » se demanda t-elle en secouant la tête devant ses mœurs douteuses.
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Anonyme
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