vendredi 25 juillet 2008

ivoire, lierre, joie, mot, mirroir, travail

Elle se regarda dans le miroir et sa pâleur d'ivoire lui déplut profondément. Elle essaya de mettre un peu de fard rose sur ses joues, mais c’était pire, on aurait dit une poupée de cire. Agacée, elle se démaquilla et se dit que, finalement, peu importait si elle était jolie ou non, c’était pas ça qui allait changer les choses.
Elle se demanda si ça valait le coup de laisser un mot avant de passer à l’acte, si quelqu’un serait intéressé par ce qu’il lui arriverait. Après quelques minutes de réflexion, elle s’assit à la table et écrit un court billet, au cas où, puis elle se mit au travail. Elle chercha la corde dans sa cachette, puis, pendant qu’elle faisait les préparations nécessaires, quelqu’un l’appela de dehors.
Elle ouvrit la fenêtre et se pencha pour voir qui c’était. Un de ses camarades voulait qu’elle lui rende sa balle de tennis qui s’était coincé juste sous son rebord, entre les branches solides de la lierre qui couvrait tout le mur. Elle attrapa la balle et la lança vers le jeune garçon, dont la joie de vivre l’avait transformé dans son meilleur ami, puis elle revint dans la chambre pour finir ce qu’elle avait en tête.

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